TOURNOYER DANS LES AIRS

Sunday Aug 03, 2008

Léonard de Vinci

(Leonardo di ser Piero da Vinci)




Léonard de Vinci


(Leonardo di ser Piero da Vinci) peintre, sculpteur, orfèvre, musicien, architecte, physicien, astronome, savant, géologue, géomètre, anatomiste, botaniste, alchimiste, inventeur visionnaire, ingénieur mécanicien, et militaire, horloger, urbaniste, et homme de science de génie italien multidisciplinaire et ultra prolifique (Vinci, 15 avril 1452 - Amboise, 2 mai 1519).


Homme d’esprit universel, à la fois artiste, scientifique, inventeur et philosophe humaniste, Léonard incarne l’esprit universaliste de la Renaissance dont il fut un des symboles majeurs et demeure l’un des plus grands hommes de cette époque.


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* 1452 le 15 avril, Léonard nait d’une relation amoureuse illégitime entre son père, Ser Piero da Vinci, notaire de la république d’une riche famille de notables italiens, et sa mère, Catarina, une humble fille de paysans, dans le petit village Toscan d’Anchiano (à 2km du village de Vinci, 80km de Florence, 50km de Pise en Italie) * (Il nait le 15 avril du calendrier Julien, l’année ou l’Italie adopte le calendrier Grégorien) * À cette époque les conventions d’appellation modernes ne se sont pas encore développées en Europe. Seules les grandes familles font usage du nom de leur "tribu" (ex : Lorenzo de’ Medici, dont le clan a dû, à l’origine, compter quelques médecins). L’homme du peuple est désigné par son prénom auquel on adjoint toute précision utile : le nom du père, le lieu d’origine, un surnom (Botticelli), le nom du maître pour un artisan (Andrea del Verrocchio), etc. Par conséquent, le nom de l’artiste est Leonardo di ser Piero da Vinci, ce qui signifie Leonardo, fils de maître Piero, de Vinci. Léonard lui-même signe simplement ses travaux Leonardo ou Io, Leonardo (Moi, Leonardo). La plupart des autorités rapportent donc ses travaux en tant que Leonardo sans le da Vinci. Vraisemblablement il n’emploie pas le nom de son père parce qu’il est un enfant illégitime. * Leonard vit misérablement avec sa mère Catherina * 1457 : il a 5 ans quand sa mère se marie avec un paysan d’Anchiano. Il est alors admis dans la maison de la famille de son père, du village de Vinci, qui, entre temps, a épousé une jeune fille de bonne famille, âgée de seize ans, Donna Albiera Amadori. Celle-ci sans enfant reporte toute son affection sur Léonard, mais elle meurt très jeune à l’age de 24 ans en 1465 alors que Léonard à 13 ans. Il fut considéré comme faisant partie de la famille de riche notable de son père mais ne fut jamais légitimé par ce père qui se maria quatre fois et lui donna dix frères et deux sœurs légitimes venus après lui. * 1466 : Léonard a 14 ans et sa famille recomposée s’installe à Florence. Le jeune Léonard, est proche de la nature qu’il observe avec une vive curiosité et s’intéresse à tout, il dessine déjà des caricatures et écrit à l’envers (écriture en miroir) en dialecte Toscan. Giorgio Vasari, dans sa biographie de Léonard, raconte une anecdote sur les premiers pas dans la carrière artistique de celui qui allait devenir un des plus grands peintres de la Renaissance. Un jour, le père de Léonard, Ser Piero, « prit plusieurs de ses dessins et les soumit à son ami Andrea del Verrocchio qu’il pria instamment de lui dire si Léonard, s’il devait se consacrer à l’art du dessin, pourrait parvenir à quelque chose en cette matière. Andrea s’étonna forts des débuts extraordinaires de Léonard et exhorta Ser Piero à lui permettre de choisir ce métier, sur quoi Ser Piero résolut que Léonard entrerait à l’atelier d’Andrea. Léonard ne se fit pas prier deux fois ; non content d’exercer ce métier, il exerça ensuite tous ceux qui se rattachent à l’art du dessin. » C’est ainsi que Léonard fut placé comme élève apprenti dans un des plus prestigieux ateliers d’art de la Renaissance de Florence sous le patronage d’Andrea del Verrocchio à qui il doit sa formation polytechnique d’excellence, où il côtoya d’autres artistes comme Sandro Botticelli, Pérugin et Domenico Ghirlandaio. Verrocchio était un artiste renommé polytechnique et très éclectique : orfèvre de formation, peintre et sculpteur qui a travaillé pour le riche mécène Laurent de Médicis. Après un an passé au nettoyage des pinceaux et autres petits travaux, Verrocchio initie Léonard à la préparation des couleurs, la décoration, la gravure, la peinture des fresques ainsi qu’à la sculpture sur marbre et sur bronze, puis il confie à son élève qu’il trouve exceptionnel le soin privilégié de terminer ses tableaux. Il n’y a pas d’œuvres de Léonard connues pendant cette période.


* 1472 a l’âge de 20 ans, il est enregistré dans le Livre Rouge de la compagnie de St Luc, célèbre guilde des artistes peintres de Florence, le Campagnia de Pittori. Sa carrière de peintre débute par des œuvres immédiatement remarquables telles que La vierge à l’œillet, ou L’Annonciation (1473). Il améliore la technique du sfumato (impression de brume) à un point de raffinement jamais atteint avant lui. * 1476 il est toujours mentionné comme assistant de Verrocchio, mais on suppose qu’entre 1476 et 1478 il possédait aussi son propre atelier car pendant cette période il reçut deux commandes personnelles. Il peint son premier tableau, La madone à l’oeillet, et entre, la même année, dans l’atelier de Paolo Ucello, où il étudie la perspective. * 1478 a 26 ans, il quitte son maître après avoir brillamment dépassé celui-ci dans toutes les disciplines. Léonard de Vinci devient alors maître peintre indépendant. * 1481 le monastère de San Donato lui commande L’Adoration des Mages, mais Léonard, vexé de ne pas être choisi par le Pape Sixte IV pour la décoration de la chapelle Sixtine du Vatican à Rome où il est en concurrence avec Michel Ange, ne terminera jamais ce tableau et quitte Florence pour aller à Milan travailler pour le mécène et Duc de Milan Ludovic Sforza * Ce dernier l’emploi à des tâches diverses. L’artiste est ainsi " ordonnateur de fêtes et spectacles aux décors somptueux " du palais et invente des machines de théâtre qui émerveillent le public, il peint plusieurs portraits de la cour milanaise et entreprend des études pour rendre navigable le canal de la Martezana. En 1483, il commence à peindre l’un de ses chefs-d’œuvre les plus admirés : La Vierge aux rochers, pour la chapelle San Francesco Grande. C’est aussi à cette époque qu’il réfléchit à des projets techniques et militaires. Il améliore les horloges, le métier à tisser, les grues... Il étudie aussi l’urbanisme et propose des plans de cités idéales. * 1490 vers cette date, il crée une académie portant son nom où il enseigne pendant quelques années son savoir tout en notant ses recherches dans de petits traités. Au cours de cette période, il fait des études pour "Il Cavallo", une statue équestre géante de cheval cabré montée par Francesco Sforza (le père du duc de Milan), une prouesse technique pour l’époque, mais cette sculpture ne sera jamais coulée en bronze. * 1495 les Dominicains du monastère de Sainte-Marie-des-Grâces lui commandent La Cène qu’il peint à fresque sur le mur du réfectoire du couvent et en 1498, il réalise le plafond du palais Sforza. * 1499 les troupes de Louis XII prennent le Duché de Milan et destitue le Duc Ludovic Sforza. Sa statue équestre cabrée est détruite. Louis XII veut découper le mur représentant la Cène pour l’emporter en France.


La visse aérienne en 1486 abusivement appelée l’hélicoptère : cette épure ne comporte pas la force motrice adaptée qu’il sera nécessaire de mettre en œuvre, de plus l’engin tournerait sur lui-même La visse aérienne en 1486 abusivement appelée l’hélicoptère : cette épure ne comporte pas la force motrice adaptée qu’il sera nécessaire de mettre en œuvre, de plus l’engin tournerait sur lui-même


* 1500 En mars il est à Venise pour deux mois après avoir séjourné à Mantoue en compagnie du moine scientifique Luca Pacioli où il fut fortement remarqué pour un portrait d’Isabelle d’Este (Louvre cabinet des dessins). Fin Avril il est de retour à Florence. Au cours de son séjour sur les bords de la mer Adriatique il étudie les défenses de la frontière orientale de la Sérénissime contre une éventuelle attaque des turcs. * 1501 Séjour dans le couvent de la Santissima Annunziata il reçoit la consécration pour l’esquisse préparatoire représentant La Vierge et sainte Anne. Bref séjour à Rome à la Villa Tivoli pour l’étude des Antiques, réalisation pour le puissant secrétaire d’état de Louis XII, Florimond Robertet, d’une Vierge au fuseau, aujourd’hui disparue. * 1502 Appelé par le prince César Borgia, duc de Valentinois, avec le titre de "capitaine et ingénieur général" il séjourne dans les Marches et la Romagne pour inspecter les forteresses et territoires nouvellement conquis par le fils du Pape Alexandre VI. Rencontre avec Nicolas Machiavel "espion" de Florence au service de César Borgia. * 1503-1506 Installation au couvent Santa Maria Novella, nouvel atelier du peintre pour le carton de la Bataille d’Anghiari. * 1504 Léonard est consulté par la Seigneurie pour l’emplacement du David de Michel-Ange, son avis s’oppose à celui du "divin", ce dernier obtient gain de cause. Son père décède et Léonard est écarté de l’héritage par son illégitimité. Louis XII sollicite Florence, ou De Vinci réalise des études anatomiques et tente de classer ses innombrables notes, pour que le maître revienne à Milan. Si la Joconde est Mona Lisa del Giocondo, rien n’est moins sûr, début des séances de pose. * 1505 Etude sur le vol des oiseaux, rédaction du codex de Turin * 1506 Le gouvernement de Florence lui permet de rejoindre le gouverneur Français de Milan Charles d’Amboise, qui le retient auprès de lui malgré les protestations de la Seigneurie. * 1507 Le peintre devient l’héritier de son oncle Francesco, mais ses neveux entament une procédure pour casser le testament. Louis XII est à Milan et Léonard est de nouveau l’ordonnateur des fêtes données dans la capitale lombarde. * 1508 Début de la conception de la Sainte Anne, aujourd’hui au Louvre * 1511 Mort du gouverneur Charles d’Amboise La France perd et quitte le Milanais après la bataille de Ravenne * 1513 En septembre, Léonard de Vinci part pour Rome travailler pour le Pape Léon X, de la riche et puissante famille des Médicis. Si la Joconde est la maîtresse du duc Julien de Médicis le frère du pape, hypothèse fort probable (Carlo Pedretti, André Chastel), début de sa réalisation. * 1514 Série des "Déluges" une réponse partielle à la version offerte par Michel-Ange, dans la chapelle Sixtine. Projet d’assèchement des marais Pontins, appartenant au duc Julien de Médicis. * 1515 En septembre, le nouveau roi de France François 1er reconquiert le Milanais par la Bataille de Marignan * 1515 En novembre il se penche sur un nouveau projet d’aménagement du quartier Médicis à Florence. En décembre rencontre à Bologne avec le roi François 1er. * 1516 il part travailler en France avec son assistant artiste peintre Francesco Melzi où son nouveau mécène et protecteur, le roi de France François Ier l’installe au Clos Lucé près d’Amboise (Indre-et-Loire) en temps que "premier peintre, ingénieur et architecte du roi". François Ier est fasciné par Léonard de Vinci et le considère comme un père. Projet de construction d’un nouveau palais à Romorantin avec détournement d’un fleuve dans la Sauldre.


* 1519 le 2 mai, après avoir fait son testement le 23 avril devant le notaire d’Amboise, malade depuis de longs mois, Leonard de Vinci est emporté par la maladie au Clos Lucé à l’âge de 67 ans. Vasari[1], son premier biographe, prétend qu’il est mort dans les bras de François Ier mais cela est contesté.[2] Sa tombe est située à la chapelle Saint-Hubert, dans l’enceinte du château d’Amboise. * Léonard de Vinci, toute sa vie célibataire et abstinent, n’ayant jamais eu ni femme ni enfant, lègue l’ensemble de son œuvre considérable pour les faire publier, ses manuscrits, carnets, et documents et ses instruments à son élève et disciple préféré, Francesco Melzi, son élève depuis l’âge de 10 ans qui après l’avoir accompagné en France, resta près de lui jusqu’à sa mort et qui gérera son héritage pendant 50 ans après la mort de son maître, et de nombreuses peintures (parmi lesquels la Joconde, la Vierge, l’Enfant et Saint Anne, le S. Gerolamo...) qui se trouvaient encore en sa possession dans son atelier à son autre élève et disciple favori, Giacomo Caprotti aussi appelé Salai, entré à son service à l’âge de 15 ans, et ses autres biens à ses serviteurs. * 1570 décès de Francesco Melzi qui a conservé son héritage toute sa vie sans le publier. À partir de cette époque commence la dispersion et la désastreuse perte de son héritage, deux tiers des 50 000 documents originaux multi-disciplinaires rédigés en vieux toscan crypté par Léonard de Vinci dont chaque carnet, manuscrit, page, croquis, dessin, texte, note, etc. est considéré comme une œuvre d’art à part entière. Il ne resterait que 13 000 documents environ dont une majeure partie sont archivés au Vatican.



Œuvres en peinture


Léonardo da Vinci incarne parfaitement l’esprit de la Renaissance, époque des Grandes Découvertes. Génie Universel, curieux de tout (musique, poésie, sciences, philosophie, anatomie, botanique, techniques, architecture,...) il a consacré sa vie à la recherche de la connaissance. Léonard est surtout célèbre pour ses dessins et ses peintures dans lesquelles il introduit ses notions de mathématique et utilise la perspective. Débordant d’idées il expérimente beaucoup de nouvelles techniques qui s’avèrent souvent désastreuses.


Léonard a réalisé de très nombreux portraits de femmes mais un seul portrait d’homme (un musicien) a été retrouvé à ce jour. Dans ses peintures, il maîtrise parfaitement le clair-obscur, utilise magistralement la technique du sfumato (procédé du modelé vaporeux). Il a écrit : "Le personnage le plus digne d’éloges est celui qui par son mouvement traduit le mieux les passions de l’âme". Léonardo pensait que la peinture était supérieure à toute autre forme d’art.


Léonard réalise aussi une grande quantité d’études sur la zoologie, la botanique, l’anatomie et la géologie. Il imagine de multiples appareils et machines, dont la première machine volante, qui resteront au stade de dessins. Plus qu’en tant que scientifique proprement dit, Léonard de Vinci a impressionné ses contemporains et les générations suivantes par son approche méthodique du savoir, du savoir apprendre, du savoir observer, du savoir analyser. La démarche qu’il déploya dans l’ensemble des activités qu’il abordait, aussi bien en art qu’en technique (les deux ne se distinguant d’ailleurs pas dans son esprit) notamment en horlogerie, procédait d’une accumulation préalable d’observations détaillées, de savoirs disséminés ça et là, qui tendait vers un surpassement de ce qui existait déjà, avec la perfection pour objectif. Bon nombre des croquis, notes et traités de Léonard de Vinci ne sont pas à proprement parler des trouvailles originales, mais sont le résultat de recherches effectuées dans un souci encyclopédique, avant l’heure.


De Léonard de Vinci, subsistent aujourd’hui 7 000 notes et dessins, et quarante œuvres attestées, dont huit ont disparu.


Œuvres majeures


* L’Annonciation (v. 1473-75), Galerie des Offices, Florence * La Vierge à l’œillet (1476), Alte Pinakothek, Munich * Madone Benois (v. 1478-80), Musée de l’Ermitage, Saint-Pétersbourg * Portrait de Ginevra de’ Benci (v. 1478-80), National Gallery of Art, Washington D.C. * Saint Jérôme (v. 1480-82), Pinacothèque du Vatican, Rome * Adoration des Mages (v. 1481-82), Galerie des Offices, Florence * La Vierge aux rochers (1483-84), Musée du Louvre, Paris * La Dame à l’hermine (1490), portrait de Cecilia Gallerani. Ce portrait est le favori du duc de Milan, Musée Narodowe, coll. Czartoryski, Cracovie * Portrait d’une dame inconnue, dit « La Belle Ferronnière » (v. 1490-95), Musée du Louvre, Paris * la Cène (1495-1498), Réfectoire de Santa Maria delle Grazie, Milan * Vierge aux Rochers (La Vierge, l’Enfant Jésus, saint Jean Baptiste et un ange) (v. 1495-99 et 1506-08), National Gallery, Londres * La Joconde ou Mona Lisa (1503-04 et 1510-15), Musée du Louvre, Paris * Sainte Anne, la Vierge et l’Enfant Jésus (1502-13), Musée du Louvre, Paris * Série de caricatures Grotesque (1490-1505) * La bataille d’Anghiari (1504-06, inachevée), peinture murale pour la salle du Grand conseil du Palazzo Vecchio de Florence, détruite dès le XVIe siècle, reprise par Rubens et un inconnu. * Saint Jean Baptiste (1513-16), Musée du Louvre, Paris * Saint Jean Baptiste sous les attributs de Bacchus (1513-19), Musée du Louvre, Paris


Autres œuvres


* Portait de Ginevra de’Benci (1478-1480), sœur d’un célèbre astronome, ami de Léonard ; conservé à la National Gallery of Art de Washington D.C. * La Belle Ferronière (1490), portrait d’une inconnue. Il n’est pas certain que ce tableau soit de Léonard. * Portrait de Franchino Gaffurio (1490), portrait d’un musicien. C’est le seul portrait masculin de Léonard * la Madone Benois (1475-1478) * La Vierge aux rochers (1483-1486, première version) En compagnie des frères de Predis, Léonard s’engage en 1483 dans la réalisation d’un polyptyque pour San Francesco Grande. Lié à l’iconographie de l’Immaculée Conception, le tableau évoque un épisode tiré des Évangiles apocryphes * L’Adoration des mages (1481-1482), commandé par les moines de San Donato à Scopeto, ce panneau inachevé reste toutefois suffisamment élaboré pour saisir les bouleversements qu’il apporte à l’iconographie, au style et aux significations. * La Vierge aux rochers (1493-1495 et 1507-1508, deuxième version), sur cette version réalisée pour remplacer la première vendue entre-temps, Léonard ajoute les auréoles et le bâton, attribut de Jean Baptiste. * Madone de Laroque (premier quart du Cinquecento), Vierge à l’Enfant avec St Jean en cours d’attribution définitive. Une des rares œuvres de Léoanrd entre des mains privées.



Œuvres en architecture


Il est le concepteur d’une ville parfaite théorique. Cette ville était formée de 2 niveaux : un pour la noblesse, et un autre pour le peuple.


Œuvres en ingénierie


Léonard de Vinci s’inscrit dans un courant technicien et comme tel aura des précurseurs parmi lesquels on pourra citer Taccola ou encore Francesco di Giorgio Martini qu’il aura comme supérieur lors de la construction du Dôme de Milan et à qui il emprunta certainement beaucoup. Etant sans doute moins occupé par ses réalisations que ce dernier, du fait d’un carnet de commandes moins rempli, Léonard de Vinci sera à la fois plus prolixe mais aussi capable d’un changement de méthode. Cet ingénieur, au sens d’artisan talentueux réalisa des dessins que d’aucun verront comme précurseurs d’un grand nombre de machines modernes. L’homme contemporain y voit par exemple divers croquis de véhicules, de tanks et autres armes, le parachute, l’avion, la Vis aérienne ancètre de l’hélicoptère... Pourtant il faut être prudent avant de faire de Léonard de Vinci l’inventeur de nos modernes machines, tout comme l’Eolipile de Héron d’Alexandrie n’est pas l’ancêtre de la machine de Thomas Newcomen. Le Musée du Clos Lucé à Amboise contient de nombreuses maquettes et objets grandeur nature basés sur l’étude de ses carnets. Ces machines sont imaginées sur des principes de mécanique et d’hydrauliques nouveaux à son époque.


Il inventa les souffleries aérodynamiques en 1484.


Médecine


Il fonde l’anatomie scientifique, disséquant des cadavres dans la plus stricte discrétion, pour éviter l’Inquisition.


En anatomie, il étudia la circulation du sang et l’action de l’œil.



Œuvres en sculpture


Il conçoit de grandes sculptures, en particulier des statues équestres grandioses. On n’en conserve aucune à proprement parler. En subsiste néanmoins des dessins dans ses carnets (notamment de celle qu’il projetait à Milan).



Citations


* « Tout instrument doit être le fruit de l’expérience. » * « Qui pense peu se trompe beaucoup. » * « Si tu regardes des murs souillés de beaucoup de taches ou faits de pierres multicolores avec l’idée d’imaginer quelque scène, tu y trouveras par analogie des paysages au décor de montagnes, rivières, rochers, arbres, plaines et collines de toutes sortes. Tu pourrais y voir aussi des batailles et des figures aux gestes vifs et d’étranges visages et costumes et une infinité de choses. » Pareidolie dont il exploitait le principe en mouillant préalablement ses parchemins avant d’y dessiner. * « Faites que votre tableau soit toujours une ouverture au monde. »

Saturday Jul 26, 2008

clin d'oeil

Ne craingnez pas les difficultés qui vous menacent: Aucun chemin de fleurs ne conduit à la gloire。

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le bon marché tire argent de bourse

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Friday Jul 25, 2008

clin d'oeil

i Inutile de nager à contre-courant, suivez le troupeau


ii Avant d'entreprendr des projets ambitieux, attaquez-vous aux problèmes pratiques

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i Qui a un bon gendre, trouve un fils, Qui a un mauvais gendre, perd une fille.


ii la séparation et le divorce sont des poignards à deux lames, Il faut s'en blesser d'un côté pour les enfoncer l'autre


 

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Thursday Jul 24, 2008

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i Jamais la colère n'a bien conseillé


ii Se rencontrer et être amis, rien de plus facile; demeurer ensemble et vivre en paix voilà qui est difficile.

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clin d'oeil

i Envisagez l'avenir avec confiance et sérénité


ii Faites converger toutes vos pensées et vos efforts vers un but précis


 

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Wednesday Jul 23, 2008

clin d'oeil

Montrez-vous opportuniste et consolidez les relations susceptibles de vous être utiles tôt ou tard.

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"Qui frappe les buissons en fait sortir les serpents" (proverbe chinois).

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Le chat botté

Le chat botte

Le chat botté
de Charles Perrault


Un meunier ne laissa pour tous biens à trois enfants qu'il avait, que son moulin, son âne et son chat. Les partages furent bientôt faits, ni le notaire, ni le procureur n'y furent point appelés. Ils auraient eu bientôt mangé tout le pauvre patrimoine.

L'aîné eut le moulin, le second eut l'âne, et le plus jeune n'eut que le chat. Ce dernier ne pouvait se consoler d'avoir un si pauvre lot:

- Mes frères, disait-il, pourront gagner leur vie honnêtement en se mettant ensemble; quant à moi, lorsque j'aurai mangé mon chat, et que je me serai fait un manchon de sa peau, il faudra que je meure de faim.

Le chat qui entendait ce discours, mais qui n'en fit pas semblant,lui dit d'un air posé et sérieux:

- Ne vous affligez point, mon maître, vous n'avez qu'à me donner un sac, et me faire faire une paire de bottes pour aller dans les broussailles, et vous verrez que vous n'êtes pas si mal partagé que vous croyez.

Quoique le maître du chat n'y croyait guère, il lui avait vu faire tant de tours de souplesse, pour prendre des rats et des souris, comme quand il se pendait par les pieds, ou qu'il se cachait dans la farine pour faire le mort, qu'il ne désespéra pas d'en être secouru dans sa misère.

Lorsque le chat eut ce qu'il avait demandé, il se botta bravement et, mettant son sac à son cou, il en prit les cordons avec ses deux pattes de devant, et s'en alla dans une garenne où il y avait grand nombre de lapins. Il mit du son et des lasserons dans son sac, et s'étendant comme s'il eût été mort, il attendit que quelque jeune lapin peu instruit encore des ruses de ce monde, vint se fourrer dans son sac pour manger ce qu'il y avait mis. À peine fut-il couché, qu'il eut satisfaction; un jeune étourdi de lapin entra dans son sac, et le maître chat tirant aussitôt les cordons le prit et le tua sans miséricorde. Tout fier de sa proie, il s'en alla chez le roi et demanda à lui parler. On le fit monter àl'appartement de sa majesté où, étant entréil fit une grande révérence au roi, et lui dit:

- Voilà, sire, un lapin de garenne que monsieur le Marquis de Carabas (c'était le nom qu'il lui prit en gré de donner à son maître), m'a chargé de vous présenter de sa part.

- Dis à ton maître, répondit le roi, que je le remercie, et qu'il me fait plaisir.

Une autre fois, il alla se cacher dans du blé, tenant toujours son sac ouvert; et lorsque deux perdrix y furent entrées, il tira les cordons, et les prit toutes deux. Il alla ensuite les présenter au roi, comme il avait fait avec le lapin de garenne. Le roi reçut encore avec plaisir les deux perdrix, et lui fit donner à boire. Le chat continua ainsi pendant deux ou trois mois à porter de temps en temps au roi du gibier de la chasse de son maître.

Un jour qu'il sut que le roi devait aller à la promenade sur le bord de la rivière avec sa fille, la plus belle princesse du monde, il dit à son maître:

- Si vous voulez suivre mon conseil, votre fortune est faite; vous n'avez qu'à vous baigner dans la rivière à l'endroit que je vous montrerai, et ensuite me laisser faire.

Le Marquis de Carabas fit ce que son chat lui conseillait, sans savoir à quoi cela serait bon. Pendant qu'il se baignait, le roi vint à passer, et le chat se mità crier de toutes ses forces:

- Au secours, au secours, voilà Monsieur le Marquis de Carabas qui se noie!

À ce cri le roi mit la têteà la portière, et reconnaissant le chat qui lui avait apportétant de fois du gibier, il ordonna à ses gardes qu'on allât vite au secours de Monsieur le Marquis de Carabas.

Pendant qu'on retirait le pauvre marquis de la rivière, le chat s'approcha du carrosse,et dit au roi que dans le temps que son maître se baignait, il était venu des voleurs qui avaient emporté ses habits, quoiqu'il eût crié au voleur de toutes ses forces; le drôle les avait cachés sous une grosse pierre. Le roi ordonna aussitôt aux officiers de sa garde-robe d'aller chercher un de ses plus beaux habits pour monsieur le Marquis de Carabas. Le roi lui fit mille caresses, et comme les beaux habits qu'on venait de lui donner relevaient sa bonne mine (car il était beau, et bien fait de sa personne), la fille du roi le trouva fort àson gré, et le Marquis de Carabas ne lui eut pas jeté deux ou trois regards fort respectueux, et un peu tendres, qu'elle en devint amoureuse à la folie.

Le roi voulut qu'il montât dans son carrosse, et qu'il fût de la promenade. Le chat ravi de voir que son dessein commençait à réussir, prit les devants, et ayant rencontré des paysans qui fauchaient un pré, il leur dit:

- Bonnes gens qui fauchez, si vous ne dites au roi que le pré que vous fauchez appartient à Monsieur le Marquis de Carabas, vous serez tous hachés menu comme chair à pâté.

Le roi ne manqua pas àdemander aux faucheurs à qui était ce pré qu'ils fauchaient.

- C'est à monsieur le Marquis de Carabas, dirent-ils tous ensemble, car la menace du chat leur avait fait peur.

- Vous avez là un bel héritage, dit le roi au Marquis de Carabas.

- Vous voyez, sire,répondit le marquis, c'est un pré qui ne manque point de rapporter abondamment toutes les années.

Le maître chat, qui allait toujours devant, rencontra des moissonneurs, et leur dit:

- Bonnes gens qui moissonnez, si vous ne dites que tous ce blé appartient àmonsieur le Marquis de Carabas, vous serez tous hachés menu comme chair à pâté.

Le roi, qui passa un moment après, voulut savoir à qui appartenaient tout ce blé qu'il voyait.

- C'est à monsieur le Marquis de Carabas, répondirent les moissonneurs, et le roi s'en réjouit encore avec le marquis.

Le chat, qui allait devant le carrosse, disait toujours la même chose à tous ceux qu'il rencontrait; et le roi était étonné des grands biens de monsieur le Marquis de Carabas.

Le maître chat arriva enfin dans un beau château dont le maître était un ogre, le plus riche qu'on ait jamais vu, car toutes les terres par où le roi avait passé étaient sous la dépendance de ce château. Le chat, qui eut soin de s'informer qui était cet ogre, et ce qu'il savait faire, demanda à lui parler, disant qu'il n'avait pas voulu passer si près de son château, sans avoir l'honneur de lui faire la révérence. L'ogre le reçutaussi civilement que le peut un ogre, et le fit reposer.

- On m'a assuré, dit le chat, que vous aviez le don de vous changer en toute sorte d'animaux, que vous pouviez, par exemple, vous transformer en lion, en éléphant?

- Cela est vrai, répondit l'ogre brusquement, et pour vous le montrer, vous allez me voir devenir lion.

Le chat fut si effrayé de voir un lion devant lui, qu'il gagna aussitôt les gouttières, non sans peine et sans péril, car ses bottes ne valaient rien pour marcher sur les tuiles. Quelques temps après le chat, ayant vu que l'ogre avait quitté sa première forme, descendit, et avoua qu'il avait eu bien peur.

- On m'a assuré encore, dit le chat, mais je ne saurais le croire, que vous aviez aussi le pouvoir de prendre la forme des plus petits animaux, par exemple, de vous changer en un rat, en une souris; je vous avoue que je tiens cela tout à fait impossible.

-Impossible? reprit l'ogre, vous allez voir, et aussitôt il se changea en une souris qui se mit à courir sur le plancher.

Le chat ne l'eut pas plus tôt aperçue qu'il se jeta dessus et la mangea.

Cependantle roi, qui vit en passant le beau château de l'ogre, voulut y entrer. Le chat, qui entendit le bruit du carrosse qui passait sur le pont-levis, courut au-devant, et dit au roi:

- Votre majesté soit la bienvenue dans le château de monsieur le Marquis de Carabas.

- Comment Monsieur le Marquis, s'écria le roi, ce château est encore à vous! Il n'y a rien de plus beau que cette cour et que tous ces bâtiments qui l'environnent: voyons-en l'intérieur, s'il vous plaît.

Le marquis donna la main à la jeune princesse, et suivant le roi qui montait le premier, ils entrèrent dans une grande salle où ils trouvèrent une magnifique collation que l'ogre avait fait préparer pour ses amis qui devaient venir le voir ce même jour, mais qui n'avaient pas osé entrer, sachant que le roi y était.

Le roi, charmé des bonnes qualités de monsieur le Marquis de Carabas, de même que sa fille qui en était folle, et voyant les grands biens qu'il possédait, lui dit, aprèsavoir bu cinq ou six coupes:

- Il ne tiendra qu'à vous, Monsieur le Marquis, que vous ne soyez mon gendre.

Le marquis, faisant de grandes révérences, accepta l'honneur que lui faisait le roi; et le même jour épousa la princesse.

Le chat devint grand seigneur, et ne courut plus après les souris que pour se divertir.

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Citation

Le science de l'homme est devenue la plus nécessaire de toutes les sciences

le chat

Le chat est un animal de la famille des mammifères. Il peut avoir jusqu'à 6 petits par portée. Une chatte est enceinte pendant environ 2 mois. Lorsque les bébés chats naissent ils restent aveugles durant quelques jours.

Il fait partie de la famille des félidés. Il est digitigrade, ce qui veut dire qu'il marche sur "la pointe des pieds" ou plutôt sur les doigts des pattes. Ses griffes sont rétractibles, c'est-à-dire qu'il peut les sortir et les rentrer, c'est pour cela qu'elles ne s'usent pas lorsqu'il marche. Il est carnivore, ce qui veut dire qu'il mange de la viande.

Il y a des chats à poils longs, comme le chat angora, et des chats à poils courts, comme les chats de gouttière, les chats d'Abyssinie ou les chats siamois.

Chez les Égyptiens, Bastet, la déesse de la gaité et de l'amour était représentée avec un visage de chat.

On raconte qu'au VIème siècle le prophète Mahomet préféra couper la manche de son vêtement plutôt que de réveiller sa chatte qui s'était endormie dessus. La légende raconte que Muezza, la chatte reconnaissante, adressa une grande révérence à Mahomet qui en récompense de sa politesse donna au chat le don de toujours retomber sur ses pattes. N'oublions pas que le fait de retomber sur ses pattes ne le protège pas des fractures!

Le chat est arrivé en Europe en même temps que les rats qui eux apportaient la peste. Le chat en les détruisant devient un protecteur très recherché par les hommes.

Après avoir ensuite été associé aux sorcières, son rôle de "ratier", de chasseur de rats, donne à nouveau au chat sa place d'animal domestique apprécié des hommes.

Colbert ordonna que dans la Marine Nationale tous les bateaux aient à leur bord deux chats pour éviter que les rats s'attaquent aux provisions et denrées.

Lorsque les chats domestiques retournent à la vie sauvage, ils ne deviennent pas des chats sauvages mais des chats harets.

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